Meta est critiqué pour avoir rompu un contrat majeur avec l’entreprise Sama, basée au Kenya, qui formait son IA à partir de vidéos capturées par ses lunettes connectées. Des employés de Sama ont révélé à des médias suédois avoir visionné des images intimes filmées par les utilisateurs des lunettes. Moins de deux mois après ces révélations, Meta a mis fin au partenariat, entraînant le licenciement de 1 108 travailleurs. Meta justifie cette décision par un non-respect des normes par Sama, ce que cette dernière conteste fermement, affirmant avoir toujours respecté les exigences.
Une organisation kényane de défense des travailleurs accuse quant à elle Meta d’avoir agi pour étouffer les témoignages. Les régulateurs, comme l’ICO (Information Commissioner’s Office) au Royaume-Uni et l’autorité kényane de protection des données (Office of the Data Protection Commissioner), ont ouvert des enquêtes sur les risques pour la vie privée. Ces lunettes, développées avec Ray-Ban, soulèvent des inquiétudes croissantes quant à leur usage abusif, malgré des fonctionnalités innovantes comme la traduction ou l’assistance pour les malvoyants.
